mercredi 16 janvier 2008

There is strong... and there is Javert Strong.

Alors que les disciples de Valjean et autres Gavroche en mal d'irresponsabilités ("Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..." Non connard t'avais qu'à faire tes lacets), je retrouve Javert de l'autre côté de l'Atlantique.


Training commando, remercions le 2nd amendement. Tous ces ouvriers dégueulasses ne passeront pas, diantre. Foi de Javert, Valjean n'est qu'un pédé!

samedi 12 janvier 2008

Joue-la perso.

Salamalek,

je ne déserte pas mais me diversifie seulement:

en-avant-teheran.blogs.nouvelobs.com

Un ton quelque peu austère, plus dans les cordes de L'Harmattan, quoi.

mercredi 9 janvier 2008

Hisse-ton-boul'

Téhéran, c’est moche. Très moche. Le genre de constat a priori évident, mais que je tendais, au gré des rencontres et des découvertes, à oublier…et puis…et puis Istanbul.

Istanbul, une semaine de Saint-Sylvestre. J’essaye de ne pas plonger dans le piège du refrain « lumière qui sublime – mosquées célestes – carrefour des continents – Atatürk (on dirait un blaze de Pokémon, soit-dit-en-passant) à tous les coins de rue, dans toutes les positions (matérialisation d’un regain de ferveur kémaliste qui serait un phénomène récent) » pour me concentrer sur l’essentiel : les touristes de l’Est et le « güle-güle ».


Là, je trinque vers Tehran.


Coup de gueule de privilégié d’abord : c’est que j’ai plus trop l’habitude d’en croiser, des nuées de touristasses s’extasiant dans tous les idiomes « Ma che gusto, che lusso ! » (ouais parce que beaucoup sont de Ritalie) et tutti quanti…Et vas-y que j’me fasse cirer les Converse histoire de goûter à l’exotisme du tiers-monde, que j’te roule des galoches baudesques dans l’enceinte des mosquées (après, je tourne peut-être ayatollah…), que j’rechigne au moindre döner un tantinet douteux…et le pire, dans une saillie toute xénophobe sur laquelle je ne cracherais pas, c’est que The Russians Are Coming ! Les nouveaux riches de l’ère post-soviétique se ruent sur la Méditerranée…non contents d’avoir déjà envahi et transformé Costa del Sol & Cie en Little Calabria, Vlad et ses potes à l’opaque larfeuille investissent un nouvel eldorado : la Turquie. La Corne d’Or pour hiberner « culturel », Antalya pour une cure estivale, avec à chaque destination la même escorte : girls, faciès rougeauds, et nazdrovié à tous bouts de phrase. Hoi !

Mais si j’ai débarqué à Constantinople, c’est aussi avec en mémoire une Une d’un Newsweek international d’il y a 4 ans : « Istanbul: Movida, The New Hotspot ». Mode de vie « güle-güle » en perspective, un peu de paillettes après 3 mois de République islamique. Oui parce que Téhéran, en plus d’être laid, c’est, passé 20h30, triste comme une branlette de veuf. Et que je visitais Byzance d’abord pour réveillonner dans les vapeurs d’alcool et de parfums féminins. Open-bar sur Bosphore, kebab et cotillons, mères Noël aux jambes interminables, c’était la fête aux mollahs. Seulement voilà, à part les grosses corinthiennes des bordels de Taksim, l’Ottomane, aussi allumeuse soit-elle, te laisse toujours rêver quant à des « relations » pré-nuptiales…dommage pour l’avenir européen de la République laïque, un « oui » référendaire tient parfois à un fil de calcif. On finit donc la soirée au « Sens unique », club du tout-Istanbul gay où, vêtu comme un guerillero de la grande époque de l’UCK (backpack oblige), je manque plusieurs fenêtres de tir aux chiottes. Tant pis, j’aurais au moins savouré (le mot est sans doute trop fort) l’Efes Pilsen : une dernière pinte avant de regagner l’Iran, un chewing-gum pour masquer le tout, et au dodo pour les 6 prochains mois…
Et le « güle-güle » au fait, qu’est-ce ? Une formule de politesse signifiant « Carpe diem », « Souris à la vie », ou une autre connerie à la Gérard Holtz. Mystère de cette langue turque toute suffixée en « oglü » : dans « güle-güle », où sont respectivement les sujet, verbe, complément ? Enfin, quand on sait que les Turcs ne sont que des sauvages venus des steppes, qui ont au passage pillé la Perse…

Allez, pour conclure par un bonus-track, un court florilège des répliques de fin de cru 2007 :

5 / « [jendeh] » Traduction persane de « pute » (prononcer « djèn-dé »). Désigne une Marie-couche-toi-là sur laquelle tout le monde est passé sauf…un djen, soit l’équivalent du djinn arabe, l’esprit frappeur quoi.


4 / « Super ! mais pas de blagues, hein, je compte sur vous !! » Christian Velud, réagissant à notre annonce d’obtention d’un permis de résidence. Pas besoin de m’étendre là-dessus.

3 / « Ah oui…j’ai aussi...été…champion de boxe…du…quartier » Proposition de B., étudiant iranien que j’aidais alors à rédiger son CV en françois. Lolads.

2 / « En souvenir d’un Noël chaleureux, convivial, et hétéroclyte » Jeu : cherchez (et trouvez) l’erreur. Bahud, Rosset et Gilioune sont exemptés.
NB : l’auteur de cette dédicace n’est autre que le traducteur français de Mon nom est rouge, du prix Nobel Orhan Pamuk. Quand on sait que ce même bonhomme est linguiste et professeur à l’INALCO et l’ENS de sa carte de visite…

1 / Désolé, je vais être horriblement consensuel, mais...« Mutlu yillar canım », ou « Sal-e noye tan mobaarak ». Bonne année.

PS: en hors-catégorie, y'avait notamment "Christian Véludeuh ? Mais attendez, c'est l'un des plus grands spécialistes du monde musulman", X; et "Non mais, est-ce qu'on peut être sérieux en faisant la prière cinq fois par jour ?", Y. Tous deux sont diplomates.

mardi 8 janvier 2008

On the road

Ouhlà mes biquettes ne vous inquiétez pas, je suis vivant. Pas de compte-rendu de New York, c'était pas assez sale. Denver ? Vacances en famille, sors ton nez de là Thénardier. ÜberNorCal ? Rien de bien croustillant à part une bonne grosse tempête et les traditionnels hippies.

Mais là.

Je suis à San Francisco.

Et putain aujourd'hui j'suis allé dans le quartier de Castro, le poumon arc-en-ciel de la ville, et mon cochon y'a de quoi rire. Entre les produits Ejaculoïd, les panties en cuir pour mâle gonflé aux anabolisants, et le restaurant Sausage Factory (Usine à Saucisse!) en plein coeur du quartier, c'est très gros. La preuve :

"Pouline j'aime ta pine" qu'il disait.

Demain j'y retourne en soirée. Après-demain j'me fais poser un anus artificiel.

mardi 1 janvier 2008

31 -/- 1

Bonne année mes grosses putes. Réunification d'ici 6 mois, faut qu'on envoie du très gros. Et l'an prochain, Grosse Pute Réveillon Clubbing, le nouvel an pourri dans la sal(l)e des fêtes défaite c'est fini.

Je me gèle les couilles, il fait -9°C à Denver, CO.

Poutous partout.