The revolution will be televised...mais après la pub, hein !
Salamalek. De retour au boui-boui, les slibards qui sèchent péniblement au-dessus du crâne…dure, très dure réalité. Quel week-end, les amis ! Y’avait un match, non ? Et on a encore craqué psychologiquement, putain…mais quand est ce que les « Bleus » seront enfin des tueurs de sang-froid ? Je joue pour le GPRC, et moi, je le mâche mon « protège-dents »…D’ailleurs, exportation du savon au gravier et de la cravate bordelaise prévue mardi aprem’, m’en fous des sanctions internationales.
« Quel week-end, les amis », m’exclamai-je donc en ouverture. L’heure était à l’aïd entre vendredi et samedi (suspens terrible jusqu’au dernier moment, Madame la lune jouant sa vierge effarouchée…). L’aïd-e fitr, que tout le monde attend ici depuis un mois. L’occasion de faire rugir son estomac de compète entre 6h et 18h30, sans retenue…Pour ce moment magique de gavage en règle, j’étais invité par M., doctorant qui a fait ma connaissance en salle informatique de la fac (Facebook y fonctionne d’ailleurs, a contrario des « coffenet »…). Direction Qazvin, charmante cité industrielle (mais au charme séculaire) située à 130km au Nord-est de Téhéran. Bon, j’vais vous la faire courte : en dépit d’une irruption à l’arrache (i.e. oublie les fleurs; le ballotin de chocolats, j'l'aurais avale en route; les sous-vêtements de rechange : pour quoi faire ?) dans le cercle familial, je dois reconnaître que j’ai été traité comme un prince…au point de m’attirer les foudres de M. (qui a failli s’immoler pour la peine) lorsque j’esquissai le désir bien faiblard de porter moi-même mon verre sale à l’évier…Qazvin donc. J’ai aimé ton hospitalité, la beauté aride des contreforts pelés de l’Alborz, la quiétude de tes avenues, la douceur de tes noix, tes langues qui se délient…et basta. Faut l’avouer, la jungle téhéranaise, ça a quand même une autre gueule. Les hameaux de province, très peu pour moi…
La mégapole par contre…je commence à y avoir quelques repères. Tiens par exemple, puisqu’en Iran beaucoup semble être affaire de commerce, visez un peu le parcours qui me conduit ainsi de la fac à mon marchand de sommeil (plein sud) : on longe les librairies, puis on prend à droite sur Valy-e Asr (avenue de plus de 20km de long). Boulevards de boutiques fashion (mouais), de fitness, de cosmétiques (dans un pays où mettre du rouge à lèvres tient de la revendication politique), rue du destock militaire (rrooooh je m’en vais vous ramener de ces souvenirs…), bijouteries, on révise le cadrage-débordement au gré des motos qui trouvent que le trottoir, ben c’est un raccourci, impasse des lits conjugaux (j’adoore le nid bordé d’un édredon en imitation feuille-d’or). Après, ça se fait moins glamour…kebabs crados, poignées de porte, quelques échoppes de détergents, sans oublier de saluer le vendeur de stéthoscopes ambulant…et enfin, mon tier-quar. La spécialité locale, c’est carbus, joints de culasse et sièges-baquets. Le paradis des pièces détachées automobiles. Dirty South.
« Quel week-end, les amis », m’exclamai-je donc en ouverture. L’heure était à l’aïd entre vendredi et samedi (suspens terrible jusqu’au dernier moment, Madame la lune jouant sa vierge effarouchée…). L’aïd-e fitr, que tout le monde attend ici depuis un mois. L’occasion de faire rugir son estomac de compète entre 6h et 18h30, sans retenue…Pour ce moment magique de gavage en règle, j’étais invité par M., doctorant qui a fait ma connaissance en salle informatique de la fac (Facebook y fonctionne d’ailleurs, a contrario des « coffenet »…). Direction Qazvin, charmante cité industrielle (mais au charme séculaire) située à 130km au Nord-est de Téhéran. Bon, j’vais vous la faire courte : en dépit d’une irruption à l’arrache (i.e. oublie les fleurs; le ballotin de chocolats, j'l'aurais avale en route; les sous-vêtements de rechange : pour quoi faire ?) dans le cercle familial, je dois reconnaître que j’ai été traité comme un prince…au point de m’attirer les foudres de M. (qui a failli s’immoler pour la peine) lorsque j’esquissai le désir bien faiblard de porter moi-même mon verre sale à l’évier…Qazvin donc. J’ai aimé ton hospitalité, la beauté aride des contreforts pelés de l’Alborz, la quiétude de tes avenues, la douceur de tes noix, tes langues qui se délient…et basta. Faut l’avouer, la jungle téhéranaise, ça a quand même une autre gueule. Les hameaux de province, très peu pour moi…
La mégapole par contre…je commence à y avoir quelques repères. Tiens par exemple, puisqu’en Iran beaucoup semble être affaire de commerce, visez un peu le parcours qui me conduit ainsi de la fac à mon marchand de sommeil (plein sud) : on longe les librairies, puis on prend à droite sur Valy-e Asr (avenue de plus de 20km de long). Boulevards de boutiques fashion (mouais), de fitness, de cosmétiques (dans un pays où mettre du rouge à lèvres tient de la revendication politique), rue du destock militaire (rrooooh je m’en vais vous ramener de ces souvenirs…), bijouteries, on révise le cadrage-débordement au gré des motos qui trouvent que le trottoir, ben c’est un raccourci, impasse des lits conjugaux (j’adoore le nid bordé d’un édredon en imitation feuille-d’or). Après, ça se fait moins glamour…kebabs crados, poignées de porte, quelques échoppes de détergents, sans oublier de saluer le vendeur de stéthoscopes ambulant…et enfin, mon tier-quar. La spécialité locale, c’est carbus, joints de culasse et sièges-baquets. Le paradis des pièces détachées automobiles. Dirty South.

Pour conclure vite fait, parce que je me sens embarqué dans une fantaisie rédactionnelle que je crois déjà ne plus vraiment maîtriser : en Iran, les femmes conduisent et font du shopping entre copines, les contestataires écoutent Enrique Iglesias et Mariah Carey, la mode demeure au nez pansé, il y a au moins un café ouvert toute la nuit (que ne donnerais-je pour une binouze…). Bon, et où M., 23 ans, me confie : « Je ne ressens pas le besoin d’avoir une relation amoureuse » (anecdote glissée purement histoire de satisfaire l’homophobie constitutive de Poulain). Et mon cul, y’en a pondre de l’uranium enrichié ?
Note : à faire avant le prochain rapport : me laisser (encore plus) pousser la barbe ; me faire cirer les babouches ; émasculer le Thénardier qui m’a chourré tongs et t-shirts ; bien rigoler grâce à l’étudiant japonais otage au Sistan-Baloutchistan ; éradiquer ces saloperies de moustiques. Non mais, un 15 octobre.
Note : à faire avant le prochain rapport : me laisser (encore plus) pousser la barbe ; me faire cirer les babouches ; émasculer le Thénardier qui m’a chourré tongs et t-shirts ; bien rigoler grâce à l’étudiant japonais otage au Sistan-Baloutchistan ; éradiquer ces saloperies de moustiques. Non mais, un 15 octobre.
3 putasserie(s):
Meme pas un mot pour Vlady..et pourtant, "le premier dirigeant russe à fouler le sol de l'Etat-voyou depuis Staline en 1943". Ingrat.
J'suis pas homophobe putain, j'aime pas les pédés c'est tout.
sale ricain t es un gros
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